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Dernière mise à jour: 25 juillet  2019

 Bruno Lancesseur - 17, voie des huards - 41700 Cour-Cheverny 

Hommage à Jacques LANCESSEUR (1917-1943)

Jacques LANCESSEUR est le fils d'André LANCESSEUR (1889-1980) et de son épouse Jeanne LEROUX. Il est né en 1917 à Rouen, second né d'une fratrie de six enfants :

Simone (1915), Jacques (1917), Michel (1920), Roger (1922) ,Yves (1923), Etienne (1924)

Dernière mission

Jacques LANCESSEUR s'engage dans l'armée de l'air. Il devient rapidement officier à l'Ecole d'Aviation de Salon de Provence. A 26 ans il est lieutenant au Groupe d'Aviation de Chasse 11/7.

 

Le 27 août 1943, Lieutenant, il servait sous les ordres du Général Roger Duval et effectue une mission de reconnaissance  à la suite d'une alerte et décolle du terrain d'aviation de Bône-les-salines en Algérie avec deux autres avions.

Il ne reviendra que dans le cœur de sa famille car il disparaît au dessus de la méditerrannée au large des côtes africaines.

 

Aucune trace de lui n'a jamais été retrouvée.

 

Il a été cité à l'Ordre de l'Armée Aérienne.

 

Chevalier de la légion d'honneur à titre posthume.

 

 

 

Le Général Roger Duval raconte la fin de Jacques Lancesseur

 

 

« Une mission m’a particulièrement marqué, vers le 24 ou le 25 mai. Je devais être en protection haute d’une mission de reconnaissance et, au moment de décoller du terrain de Cormeilles, un de mes équipiers, souschef de patrouille, a eu, c’était assez fréquent, des ennuis de moteur. Il s’est reposé, je suis resté seul avec un garçon qui sortait de l’École de l’air, qui venait d’être envoyé là en renfort après avoir fait ses toutes petites premières armes à Montpellier, le lieutenant Lancesseur.

 

Il a été tué, deux ou trois ans après . J’avais donc ce jeune équipier et deux patrouilles légères d’accompagnement. Du fait que nous n’avions pas de liaison radio, j’avais dit à mes équipiers que, s’il se passait quelque chose, ils me coupent la route car moi, pendant ce temps-là, je surveillais les gens que j’avais à protéger, les deux patrouilles d’accompagnement et le Potez 63. Il ne me restait qu’un seul équipier, Lancesseur. Malheureusement pour lui, normal pour un jeune garçon qui sortait d’une école de chasse, voyant arriver les Messerschmitt 110 sur nous, il n’a pas eu le réflexe de me couper la route. Évidemment, je surveillais quand même mes arrières et le temps que je continuais à jouer à cache-cache avec les gens que j’avais à surveiller, il s’était passé dix secondes. Quand je me suis retourné, plus personne sinon, peut-être, à deux ou trois kilomètres de là, une mêlée absolument incroyable. »

 

Sources : "Le piège"  Revue des anciens élèves de l’Ecole de l’Air – mars 2015